Expatriation·Sytème D

A Rachel

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Depuis que j’ai emménagé dans ma nouvelle ville d’Angleterre, j’ai pris réellement conscience de l’étendue de la misère qui règne chez nous. J’ai de la chance/ chaque soir je rentre dans mon chez-moi, au chaud et j’ai un bon lit et à manger qui m’attend. Cette chance, aussi basique soit-elle, n’est pas celle de tous.

Quand je rentre du travail, je croise facilement une petite dizaine de sans-abris dormant dehors par des températures négatives. Bien avant d’habiter ici, j’ai toujours donné les quelques pièces qui traînaient dans ma poche… Puis, en regardant un reportage sur des personnes aidant les SDF, je me suis rendue-compte que vider mes poches comme pour soulager ma conscience n’était pas assez. Je ne pouvais pas donner des pièces à des êtres humains sans m’arrêter pour leur parler. Alors, maintenant, je m’arrête, je prends le temps. Je demande à ces personnes comment ils vont, leurs noms, s’ils ont mangé ou non (dans ce cas, souvent je troque les pièces contre un repas chaud). On se rend vite compte en discutant que le cliché du SDF alcoolique ou junkie n’est pas toujours la réalité.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Rachel, une jeune femme de même pas 30 ans. Elle habite dans la rue depuis août 2017, mise à la porte de son logement HLM car elle n’entrait pas dans les critères prioritaires (pas enceinte, pas d’enfants, célibataire…). Rachel ne boit pas et ne fume pas. Rachel n’a plus ses parents et aimerait trouver un emploi. Seulement, trouver un emploi sans logement n’est pas facile pour elle… Elle essaie chaque jour de réunir une trentaine de livres pour se payer un air bnb. Cet argent ne comprend même pas ses repas… Quand elle n’a pas d’argent, elle dort dans un parking. La police peut la déloger s’il y a déjà « trop » de SDF dans le même coin. Mon compagnon a recroisé Rachel il y a quelques jours: des junkies lui avait volé son sac de couchage…

Je n’ai pas vu Rachel depuis deux semaines. Entre-deux, je lui ai concocté une petite trousse sur une idée de Coralie.

A 0:58 min

Dans sa trousse, j’y ai mis tout mon coeur mais aussi :

  • des pansements
  • du doliprane
  • du dentifrice
  • du shampoing solide
  • un savon
  • un gel douche
  • une crème pour les mains
  • un baume à lèvres
  • une fourchette en bois
  • une serviette en tissus
  • une serviette de toilette

Cela ne m’a pas coûté, j’ai pris des choses que j’avais chez moi et que je n’utilisais pas. J’emporte cette trousse chaque jour dans mon sac dans l’espoir de revoir Rachel et de  la lui donner. Pour le moment, je n’ai pas encore eu de chance. Du coup, dès que je trouve un petit quelque-chose, j’en profite pour compléter et agrandir cette petite trousse.

Je n’écris pas cet article pour me jeter des fleurs: je ne raconte jamais ce que je fais pour les autres. Quand je fais un geste, je ne cherche aucun merci ni aucune approbation. Je n’ai pas non plus écrit cet article pour culpabiliser quiconque. Mais si ce récit peut vous inspirer et faire une différence, cela me ferait chaud au coeur.

Prenez soin de vous et passez le relais.

Expatriation·Inawashiro·Le Japon

Il y a un an…la vie de volontaire au Japon

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vendredi 7 octobre 2016

C’est l’heure de se faire les jambes!

Ce matin, après avoir commaté devant mon thé, c’est balade en forêt avec les deux toutous Addy et Chacha. J’étais accompagnée d’une autre bénévole, Louisa, une australienne qui est arrivée quelques semaines avant moi (et donc qui s’y connait plus). Le refuge est entouré de forêt il y a donc de belles balades à y faire tout autour.

Elle m’a raconté l’histoire d’Addy, qui a été retrouvée dans la zone évacuée de Fukushima, enceinte, attachée à un poteau. Depuis, elle a une peur panique de l’abandon et donc de quitter le refuge. Toutes ses adoptions se sont soldées par des échecs. Chacha était aussi dans la zone évacuée de Fukushima, enfermée dans une maison…Quelle horreur!

 

Après cette balade, quartier libre! Megan, la deuxième volontaire la plus ancienne, nous a montré le centre ville d’Inawashiro et où nous pouvons faire nos courses. Il y a un Daiso et quelques supermarchés beaucoup moins chers que le 7eleven en face de chez nous. C’est à 4km à vélo de là où nous habitons. L’avantage est que c’est légèrement en pente donc à l’aller, c’est impeccable. Par contre, le retour… Je n’ai pas pédalé depuis un bail donc dur dur de se remettre au sport.

Sinon, je passe pas mal de mon temps dans la chambre des chats. J’ai déjà mes petits préférés, haha! C’est tellement agréable d’avoir autant d’animaux autour de soi. Cela booste le moral d’une force!

Expatriation·Inawashiro·L'Asie·Le Japon

Il y a un an…ma première vraie journée au Japon

jeudi 6 octobre

Five coloured lakes

Je me suis couchée à minuit et demi donc aucun jet-lag au réveil. Woop! Je suis contente car ma valise est bien arrivée ce matin par livraison depuis l’aéroport d’Haneda. C’est trop pratique ce service!

Pour mon premier jour, je suis de sortie! On est allé aux Five coloured lakes avec deux autres volontaires. C’était trop bien! Nous avons pris un bus, heureusement que l’une des volontaires parlait bien japonais! Je n’aurais jamais su quelle ligne prendre et où m’arrêter. Le système des bus semble assez différent ici. Il n’y a pas de tarif unique: plus on va loin, plus on paie cher. Il n’y a qu’une entrée, près du chauffeur et on paie en sortant en posant des pièces sur une sorte de mini tapis roulant.

La balade fut tellement agréable. On s’en prend plein les yeux! Le soleil est encore de sortie pour ce mois d’octobre et il fait tellement bon. Je vais me plaire ici.

Au retour, on a eu la chance d’être ramenées en voiture par un membre d’un hôtel voisin. Quelle chance! Nous avions eu peur que cela soit une arnaque et que l’on nous demande de payer des frais de taxi exorbitant mais pas du tout. Le monsieur l’a fait par pure gentillesse.

Niveau volontariat, je suis donc dans un refuge pour animaux abandonnés suite à la catastrophe de Fukushima. Il y accueille principalement des chats mais aussi deux toutous. Aujourd’hui, j’ai appris comment nourrir les chiens et chats et quels médicaments je dois leur donner.

J’ai pas réussi à dormir avant 3h du matin. Du coup, je me suis levée et j’ai été faire des calins aux chats. Le pied!

 

Extrait de mon carnet de voyage

 

 

Expatriation·L'Asie·Le Japon

Il y a un an…mon départ pour le Japon

Mardi 4 octobre 2016

C’est le grand départ!

Après un dodo avec maman, un réveil en douceur à cinq heures du matin et deux heures de bus, nous voici à Roissy! Il y a déjà une queue phénoménale pour Luthtansa mais on a le temps! Ma grosse valise réussit le test des 23kg (yes!). On me demande d’enlever ma tablette et ma DS car les batteries au lithium « pourraient prendre feu »! Ah bah oui, c’est gênant!

Un muffin au chocolat plus tard et c’est déjà l’heure des adieux larmoyants. J’ai beau voyager souvent, je ne m’y fait pas…Je promets à maman que c’est la dernière fois que je pars aussi loin aussi longtemps. Tiendrai-je ma promesse?

Le premier vol s’est bien passé. Luthtansa a l’air d’être une compagnie top! En revanche, j’ai 1h de retard sur le prochain vol. Aie, aie, aie! Je sens que je vais louper ma correspondance en bus à l’arrivée à Tokyo.

Et en effet, il est annoncé que l’on va arriver avec 1h30 de retard. Et merde! Tant pis! Je laisse la Hélène du futur régler cela. Je viens de finir de manger mon repas végétarien tout en regardant « Me before you ». J’ai fait ma petite toilette (et bloqué les wc pour quatre autres personnes qui attendent. Tant pis, il fallait vous lever plus tôt!). J’arrive dans 8h30: time to sleep! J’en reviens pas d’être autant organisée, je m’aime! ❤

 

Extrait de mon carnet de voyage 

Expatriation·L'Angleterre·L'Europe

Le retour en Europe

expatriation retour choc des cultures Japon Angleterre France

Bientôt un mois que je suis revenue en Europe après 8 mois d’expatriation à l’autre bout de la planète.

J’avoue que l’article de Cup of English Tea m’a rappelé que ça serait chouette de raconter comment j’ai vécu mon retour en France. Pour moi me souvenir puis aussi pour partager cela. Peut-être que toi aussi, qui me lis, tu es revenu dans ton pays natal après une période à l’étranger et que ces lignes te parleront…

Retour à la vie française

expatriation retour choc des cultures Japon Angleterre France

Le retour s’est beaucoup mieux passé que ce que je pensais. Déjà, en douze heures d’avion, on a le temps de se faire à l’idée que c’est fini, on rentre. Puis, il faut dire que la transition fut assez rapide et brutale: arrivée à l’aéroport de Charles de Gaule, passage obligé au « pipi room », retour de la propreté légendaire des lieux publics en France, les gens qui crient dans les toilettes afin de pouvoir continuer à communiquer avec leurs amis qui se lavent les mains, d’autres personnes qui se plaignent, les douaniers qui font une tête de six pieds de long… haaaa! Douce France!

Bon, je noircis le tableau. Il n’y a pas que des inconvénients à être revenue en France: je suis actuellement chez maman et on ne va pas se le cacher, après 8 mois à vivre de ses économies, financièrement, ça fait du bien (je vous ai dit aussi que ma mère adore cuisiner? En ce moment elle fait des cookies tous les jours!) ; j’ai à nouveau une voiture et ne plus être piétonne élargit vos champs de possibilités ; je peux enfin manger varié, sain et végétarien sans que cela me coûte un bras (je rappelle que trois pommes au Japon coûtent 5€) ; je peux revoir mes amis et ma famille quand je veux (même si, je dois avouer que je n’ose pas décrocher le téléphone et demander de passer…) ;  je vis enfin à la campagne…

J’ai néanmoins toujours quelques petits tics qui me restent du Japon: je suis beaucoup plus zen, je râle moins, je continue de faire une petite révérence quand je remercie, je continue le yoga, je me lève tôt…mais ça commence malheureusement à disparaître petit à petit. On reprend vite ses petites manies françaises.  Je me suis même surprise à ne plus savoir comment me présenter en japonais: il faut vraiment que je révise mon japonais. 

Et retour en Angleterre!

expatriation retour choc des cultures Japon Angleterre France

J’ai fait une brève petite escale à Londres pour aller voir la famille de mon anglais. Nous avons visité quelques parcs magnifiques dont  Richmond Park et Kew Garden. Cela m’a rappelé les espaces verts du Japon, ces petites échappées dans la nature qui manquent cruellement en France.

J’ai aussi pris le ferry avec ma voiture et me suis lancée sur les routes anglaises à gauche! Cela fait extrêmement bizarre au départ mais on prend vite le pli. Les ronds points tant décriés par les gens ne sont pas le pire selon moi. Je suis vraiment fière de moi et ça me rassure pour plus tard car oui, je veux vivre en Angleterre. Je sais que ma vie m’attend là-bas entre cricket, pubs et pluie.

La suite du programme?

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Si je sais que ma vie est en Angleterre, pourquoi revenir en France? Et bien… j’ai une opportunité professionnelle qui m’intéresse beaucoup, un projet qui me touche, dans lequel je voudrais m’investir, qui me permettrait d’avoir plus de cordes à mon arc sans à débourser 10 000€ de formation. De même, je pensais depuis quelques temps à me poser quelques temps en France, ne serait-ce pour que mon anglais apprenne un peu mieux le français. Du coup, je suis partie pour être en France jusque minimum juin 2018.

Entre temps, je compte bien continuer à voyager! Il y a tout d’abord mon voyage en Allemagne avec SprachCaffee qui se profile en août ; l’anglais et moi aimerions partir dans un pays Scandinave (pourquoi pas la Suède?) ; j’aimerais faire un petit voyage mère/fille pour fêter le demi-siècle de ma madré (Espagne? Portugal?); mon meilleur ami a lui aussi envie de m’accompagner sur les routes d’Europe. On s’est fixé l’objectif ambitieux un mois/un pays…

Niveau développement personnel, j’ai déjà repéré une école de langue où je pourrais continuer à apprendre le japonais dès septembre ainsi que des cours de yoga. Je dois aussi faire l’acquisition d’un vélo afin de maintenir le niveau que j’ai pu acquérir au Japon.

Où serez-vous l’an prochain? En France ou ailleurs? 🙂

Expatriation

Faire du volontariat: mes conseils pour se lancer

Coucou!

Comme tu le sais, je suis partie au Japon faire du volontariat depuis octobre 2016. Je ne suis pas passé par un organisme mais je planifie mes missions toute seule grâce à un site internet qui regroupe des annonces de volontariat: workaway.

La gentille Cora du blog The Path She Took m’a invité à écrire un article sur mon ressenti et mes conseils en la matière. Tu peux retrouver mon article et mes conseils pour faire du volontariat sur son blog. Je t’invite vivement à le lire pour en savoir plus sur cette super expérience.

N’hésite pas à me poser des questions si tu hésites encore à te lancer dans le volontariat international. 😉

Des bisous et des licornes!

Expatriation·L'Asie·Le Japon

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages

Je n’ai pas fait de résumé hebdomadaire de ma vie nippone depuis un moment. Cependant, voici un petit récapitulatif de mon mois de janvier 2017 pour compenser. De manière générale, 2017 à mieux commencer que 2016, il n’y a pas photo!

Mes premières lectures de l’année

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages

Je suis très fière de moi pour ce début d’année 2017 synonyme de lectures! Je n’avais pas lu véritablement depuis le lycée et je dois dire que cela me manquait. Et pour ma rentrée littéraire, je n’ai pas fait les choses à moitié: deux livres (oui, ça peut faire sourire mais je suis une lectrice très lente et très difficile à satisfaire). 

  • La Couronne Verte est un récit de vacances de trois amies qui partent au Mexique faire un spring break. J’ai appris pleins de choses sur les mayas et le Mexique sans m’en rendre compte. Bon, la fin est un peu bizarre je vous l’accorde mais le livre est pas mal et plein de suspens malgré tout. Ce n’est pas un récit « crème solaire, balade au bord de la plage et drague ». Loin de là!
  • Maiesta est le premier roman de ma meilleure amie. Une histoire fantastique (au propre comme au figuré) avec une très bonne intrigue et un personnage féminin fort qui ne tombe pas dans des stéréotypes. Je suis encore en pleine lecture mais je savoure chaque page et suis très fière de ma meilleure amie (il y a même un petit clin d’oeil qui m’est destiné dans le livre, cela m’a bien fait rire ^^ »).  Je vous encourage vivement à le lire!

Je bouge mon gras!Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages

Chaque année, c’est la même chose: promis, je vais perdre du poids! Et en fait, non! Mais 2017, j’ai écouté François Hollande qui nous disait « le changement, c’est maintenant » et ai décidé de réellement dire aunrevoir à ma petite bouée. Je fais du yoga matin et soir, je vais me coucher plus tôt (enfin j’essaie), je bois beaucoup d’eau, je vais courir (oui, moi! Je cours ! Si on m’avait dit que cela me prendrait un jour, je ne l’aurais pas cru) et je fais le Bikini Body Challenge de Kayla Itsines: 12 semaines d’exercices sportifs de 30 min chaque jour. Ma cousine l’a fait et les résultats sont vraiment pas mal. Allez, on se retrouve dans 12 semaines pour vous dire si j’ai un corps de bomba ou pas.

Le blog prend son envolée 

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais j’essaie d’être plus organisée au niveau du blog. Non pas que je souhaite devenir la nouvelle Enjoy Phoenix de wordpress, mais j’ai envie de prendre soin du bébé qui me suit depuis 2015 (depuis que j’ai découvert le blog Cup Of English Tea et qui m’a donné envie de raconter moi aussi mes voyages).

Nouveau look, ré-écriture d’anciens articles, nouvelles photos à la une, présence plus marquée sur les réseaux sociaux…et mes efforts sont en train de payer. Vous étiez plus de 1200 à me lire ce mois-ci. Merci infiniment de votre fidélité et de vos gentils messages.

Mon Bullet Journal

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages bullet journal

Sur les conseils de ma cousine, j’ai commencé il y a peu de temps un Bullet Journal. Ce n’est ni plus ni moins qu’un organiseur 100% DIY mais le concept m’a vraiment charmé et me permets d’être organisée tout en laissant surgir ma créativité. On n’est pas obligé de s’en tenir à l’agenda de la semaine: on peut ajouter des entrées sur les livres que l’on lit; les films à voir, les voyages à venir…J’ai choisi un petit classeur A5 pour pouvoir ajouter/déchirer des pages sans pour autant malmener mon livre et pour qu’il dure plus longtemps.

Si cela vous intéresse, vous trouverez certainement votre inspiration en parcourant PinterestPinterest.

Matsuyama

Après un petit road trip à travers le Japon  à Hikone, Beppu et Hiroshima, j’ai posé mes valises dans ma nouvelle ville d’adoption: Matsuyama! C’est une petite ville sur l’île de Shikoku où il fait bon vivre et ce n’est pas peu dire: il fait remarquablement doux pour un mois de janvier, tellement que l’on peut faire des pic-niques dehors. Mais je ne vous en dis pas plus, je garde ça en réserve pour un futur article où je vous dévoilerai tout mon amour pour cette magnifique ville qui mérite à être connue.

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages matsuyamaMa vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages matsuyamaMa vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages matsuyamaMa vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages matsuyama

L’après Japon

Ma vie nippone en janvier 2017: lectures, sport et voyages matsuyama bullet journal

Je suis à mi-chemin dans mon aventure nippone: le billet retour étant daté au 22 mai, il me reste 4 mois à profiter du Japon.

Je suis quelqu’un d’assez prévoyant et je commence donc à me demander ce que je compte faire de mes dix doigts à mon retour: rester en France ou Angleterre? Me poser ou repartir en voyage? Partir seule ou accompagnée? Trouver du travail ou faire une formation? Avoir autant de possibilités c’est chouette et c’est embêtant à la fois car je n’ai absolument aucune idée du chemin à suivre.

J’aimerais bien partir à la découverte de l’Europe, du Canada et de l’Asie et j’aimerais aussi faire un service civique dans une école Montessori… . Je suis perdue dans mes envies

 

Comment s’est passé ce premier mois de 2017 pour vous?

Expatriation·Le Japon

Comment enregistrer son adresse sur sa resident card – pvt Japon

 

Si toi aussi tu comptes partir au Japon en visa vacances/travail, sache que tu vas avoir une nouvelle meilleure amie qui ne va plus te quitter dès ton arrivée sur le sol nippon: la resident card  Cette petite carte te suivra dans ton tes déplacements sur l’archipel. Elle ressemblera à la photo que tu peux voir à droite.

Comment je l’obtiens?

On l’obtient dès son arrivée à l’aéroport en passant le contrôle passeport. Voilà, pas plus compliqué! Une fois en poche, cette carte ne doit pas quitter ton portefeuille: la police à le droit de faire un contrôle et de vous la demander!

 

Enregistrer son adresse au dos de sa carte

Comment enregistrer son adresse sur sa resident card - pvt JaponIl faut impérativement signaler son départ et son arrivée dans chaque ville dans lesquelles vous comptez rester. Si vous êtes de passage que 2 semaines ça passe, vous n’avez pas besoin de vous embêter. Pour les séjours plus long, passage en mairie obligatoire. On doit donc la présenter à la mairie de chaque ville dans laquelle on va séjourner dans un délais de 14 jours après son arrivée dans ladite ville (et dans les 90 jours de votre arrivée au Japon).

Je m’en faisais tout un monde mais en fait c’est très facile, même pour quelqu’un qui ne parle pas japonais! Cela peut prendre entre 1h et 3h, cela dépend de votre niveau de japonais, du niveau d’anglais de votre interlocuteur (et s’il est un minimum dégourdi) et s’il y a du monde.

1 – Annoncer le pourquoi de sa visite

Les mairies japonaises sont très high tech. En général, il y a plusieurs guichets avec des tickets à prendre pour attendre son tour. N’étant jamais sûre d’être dans la bonne file, j’annonce toujours ma venue et l’objectif de ma visite à la dame de l’accueil qui m’oriente ensuite vers le bon guichet. Pour cela, j’ai mes deux phrases clés:

  • 転入届けをしたいです –Tennyû dodoke wo shitai desu) –  Je viens signaler mon emménagement/arrivée.
  •  転出届けをしたいです –Tenshutsu wo todoke wo shitai desu – Je viens signaler mon déménagement/départ.

2- Remplir le formulaire

Une fois mon tour arrivé, on va me demander de remplir un formulaire soit en japonais soit en anglais, cela dépend des mairies. Si le papier est en japonais, il va ressembler grossomodo à ceci:

20091215
source

Quand on ne parle pas un mot de japonais, ce genre de formulaire fait très peur! Ne vous inquiétez pas si vous ne parlez pas japonais, il y aura toujours quelqu’un pour vous aider dans vos démarches. Si cela peut vous aider, la géniale Kimi no blue travel a pris cette photo d’un formulaire traduit en anglais qui m’a bien aidé lorsque j’ai voulu faire mes changements d’adresse.

Comment enregistrer son adresse sur son alien card - pvt Japon

source

Comment enregistrer son adresse sur sa resident card - pvt Japon3- Suite et fin des pérépéties

Une fois le formulaire remplie, on le donne, on présente son passeport, sa carte de résident puis on attend à nouveau pour recevoir sa carte avec son adresse inscrite au dos. Elle ressemblera à la photo de droite ;).

N’oubliez pas de réitérer ce processus lorsque vous déménagez de votre ville, c’est exactement la même chose! On vous remettra en plus un certificat à présenter à la mairie de votre nouvelle ville.

En espérant que ces informations vous seront utiles! 🙂

Pour ceux qui sont à l’étranger dans un autre pays que le Japon, avez-vous des démarches similaires à effectuer?

 

 

 

 

 

Expatriation·Le Japon

Ce que j’ai appris en 3 mois au Japon

Aujourd’hui, à l’heure où j’écris ces lignes, cela fait trois mois que je suis arrivée au Japon. Après trois villes visitées et deux volontariats derrière moi, je repars à l’aventure. Mais avant de vous parler de la suite des festivités, petit bilan sur ce deuxième volontariat.

*Kyoto, mon amour

Ce que j'ai appris en 3 mois au Japon
Gravity Falls – disney

Alors, j’ai adoré ces deux mois passés à Kyoto. Cela a été un rythme et un mode de vie très différent de celui d’Inawashiro. J’ai pu visiter pas mal de temples, de villes différentes, avoir accès aux transports en commun, aller faire les magasins…C’était moins la cambrousse profonde et plus de forêt remplie d’ours! Kyoto reste néanmoins une ville très agréable à vivre, plus que Tokyo. Il y a beaucoup de temples et parcs où l’on peut s’évader un peu. En résumé, je suis tombée amoureuse de cette ville qui réussit parfaitement le mix entre modernité et traditions.

*Un volontariat mitigé

Ce que j'ai appris en 3 mois au Japon
Gravity Falls – Disney

Concernant le volontariat, j’avoue que le bilan est mi-figue, mi-raisin. J’ai été très heureuse de l’opportunité que S. m’a donnée (à savoir, garder sa maison, ses chats et m’occuper de l’association, tu te souviens?). J’ai pu aussi découvrir la scolarité japonaise (qui s’inspire pas mal de la méthode Montessori). Cependant, l’organisation était très différente d’Inawashiro où il n’y avait pas de réel manager et où chacun faisait sa part de travail sans avoir quelqu’un derrière pour vérifier. Ici, sur Kyoto, on devait noter nos heures et rendre des comptes, ce que je peux comprendre mais ça m’a aussi donné l’impression désagréable d’être fliquée.

Ce que j'ai appris en 3 mois au Japon
Kaamelott

De même, le poste que j’ai eu n’était pas vraiment un emploi que n’importe qui aurait pu avoir. J’ai été choisie personnellement par S. car elle me connaissait, me faisait confiance et a vu mon travail à Inawashiro. Du coup, je suis arrivée  à Kyoto et j’ai eu de suite une maison (au lieu de dormir en dortoir) et un travail plus indépendant. Pour les anciens, je suis passée un peu pour une arriviste et j’ai pu susciter, je pense, de la jalousie. Je peux le comprendre mais ça m’a du coup pas mal isolé et a donné aussi une drôle d’ambiance.  Aussi, les gens qui viennent ici ne sont pas forcément des amoureux des animaux comme j’ai pu en côtoyer à Inawashiro. Du coup, il y a aussi eu un fossé avec la mentalité de la plupart de mes collègues. Je ne dis pas que ma façon de penser est supérieure, loin de là, juste que l’on ne se retrouvait pas sur des points qui me semblent important. Alors, ce n’est pas une généralité hein! J’ai rencontré des personnes formidables comme Tanya ou encore Floriane que j’ai pu à peine connaître mais avec qui j’ai passé de super moments.

Somme toute, j’ai adoré mon travail, prendre soin des chats et m’investir dans l’asso était une expérience géniale mais l’ambiance générale…meh! En plus, je ne comptais pas mes heures et bossais parfois jusqu’à 23h (contrairement à ce qu’on a pu me dire à demi mots, oui je bossais) pour peu (voire pas) de merci…  Je ne regrette pas mais je suis contente de tourner la page et de repartir à l’aventure.

*Je m’en vais

trip-january

Un chapitre de notre pvt s’achève et un nouveau est sur le point de s’écrire. L’anglais et moi partons sur la route pendant une quinzaine de jours. Notre voyage aura 4 grandes étapes:

  1. Un arrêt à Hikone (à mi-chemin entre Kyoto et Nagoya) où nous passerons quelques jours chez un ami.
  2. Une petite halte à Hiroshima pour passer mon anniversaire.
  3. Quelques jours à Beppu, une ville remplie de Onsen (ah merde, va falloir que je m’épile).
  4. Arrivée à Matsuyama prévue le 20 janvier où notre prochain volontariat nous attend.

 

Je vous fais de très gros bisous et vous dis à très vite pour la suite de mes aventures nippones !

Expatriation·Kyoto·Le Japon

Ma vie nippone – Kimonos, soleil et chasse au trésor!

Tu as vu, j’ai changé de décor sur le blog? Nouvelle année, nouveau look?

Je viens te raconter ma dernière semaine de l’année 2016 qui s’est achevée en beauté.

Essayage de Kimonos

Le 24 décembre, j’ai eu la chance de pouvoir essayer et apprendre à enfiler un kimono traditionnel. Je peux vous dire que c’est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. En tout, il faut 45 minutes pour le mettre. 45 minutes!!! Il ne faut pas être pressé. J’ai eu une leçon en japonais, je n’ai pas tout compris et je n’ai pas tout fait correctement mais j’y suis arrivée avec pas mal d’aide et beaucoup de temps… Je suis contente d’avoir eu cette première approche du Kimono et espère renouveler l’expérience en avril pour la saison des cerisiers en fleurs.

Si cela vous intéresse, je suis passée par l’association kcip et j’ai payé 1000 yen pour une leçon de 2h et l’essayage de deux kimonos.

 

 

Un Noël nippon

Nous avons célébré Noël du 24 au soir, comme en France. Chacun a participé pour cuisiner le repas. Nous avons même fait un « père Noël mystère » où chacun s’est offert des cadeaux anonymement.

 

 

En mode « chasse au trésor »

La suite de la semaine, j’ai fait du geocaching, activité que Tanya, une autre volontaire, me l’a fait découvrir. C’est un peu comme une grande chasse au trésor tout autour de la terre. Il n’y a rien à gagner en soi, juste la satisfaction d’avoir trouvé une petite boite bien cachée au coin d’une rue. Quand je repose la boite, après avoir noté mon nom sur la liste qu’elle contient, je repars avec la sensation d’avoir un petit secret rien qu’à moi. Des tas de gens vont passer devant cette boite et moi seule sait qu’elle est là. J’adore le concept, ça fait prendre des petits chemins et visiter de super endroits hors des sentiers battus.

Le plus important dans les voyages, ce sont les rencontres!

J’ai terminé 2016 par une journée à Osaka, toujours avec Tanya, à faire du geocaching. Tanya est une personne très « inspirational ». Il y a des gens que l’on rencontre brièvement et qui sont comme des étoiles filantes: aussi furtive que soit la rencontre, cela va marquer votre vie.

Tanya a 19 ans, elle vient d’Afrique du Sud et a déjà fait pleins de choses dans sa vie : elle se lève presque tous les jours à 6h pour faire son jogging, elle a déjà fait pas mal d’ascensions de montagnes notamment au Népal, elle fait du volontariat, du postcrossing, du geocaching, elle est profondément gentil et positive, je la soupçonne d’être bouddhiste, elle étudie pour être ingénieur, elle parle néerlandais, anglais et africain, elle lit le magazine Flow comme moi, elle a un carnet de voyage, elle transporte avec elle une petite schtroumpfette qui représente sa maman et qu’elle prend en photo comme ça « sa mère est avec elle »… Je pourrais parler de Tanya des heures tant elle est un modèle pour tous! Je ne l’ai pas cru quand elle m’a dit qu’elle avait 19ans. Elle est tellement plus mature et a une telle mentalité! Je n’étais pas au quart de son cheminement au même âge. I feel blessed de l’avoir rencontrée et repars avec pleins d’ondes positives pour la suite. Ils avaient raison: le meilleur dans les voyages, c’est les rencontres!

J’ai laissé une deuxième chance à Osaka

Mais je m’égare dans mon histoire: nous sommes donc le 31 décembre à Osaka, et sur un coup de tête, nous allons en haut de l’Umeda Building pour regarder le dernier coucher de soleil de l’année. Quel moment magique. Je n’avais jamais regardé un coucher de soleil auparavant…

 

Ma vie nippone -
Entrer une légende

新年 おめでとう Happy New Year!

2016 s’est achevé dans un pub anglais du coeur de Kyoto (oui, on a fait un Noël français du coup ce fut nouvel an anglais, haha!). Rien de bien extraordinaire, mais je ne suis pas une grande fêtarde. J’ai passé une très belle dernière journée de 2016 en compagnie de personnes gentilles et inspirantes. 2016 fut une année spéciale: je garde un goût amer de la première moitié qui n’a pas été du tout facile mais qui a surtout été nécessaire pour un grand changement de vie. J’espère que 2017 sera plus doux et que je serai plus douce aussi envers moi-même.

Je vous souhaite une excellente nouvelle année. ❤ 

Comment se sont passées les fêtes de fin d’année pour vous?