Expatriation·Je travaille

La vie professionnelle dans mon pays d’adoption – Histoires Expatriées

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#HistoireExpatriée est un rendez-vous mensuel créé par une Lucie, expat en Italie. Chaque 15 du mois, des expats prennent leur plume pour écrire sur un thème commun. J’ai découvert ce rendez-vous virtuel grâce à Ophélie du blog Evil from paradize. Ce mois-ci, elles écrivent sur « La vie professionnelle dans mon pays d’adoption». Je joins ma plume aux leurs pour cette occasion.

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Le monde du travail n’est pas vraiment un sujet nouveau sur ce blog. Ayant enseigné pendant plusieurs années, j’ai pu décrire mon quotidien de professeur de langues, mon burn out liées aux conditions de travail ainsi que le témoignage d’une amie qui a pu enseigner en France et en Angleterre.

Si le métier de prof a tenu une grande place dans mon expatriation, je n’ai pas fait que ça: j’ai été vendeuse dans plusieurs magasins, j’ai été traductrice/prof free-lance et je suis actuellement aide animalière en refuge pour chats abandonnés. Un bon background qui me permet de dresser un portrait assez fidèle du monde du travail anglais qui est, je dois l’avouer, l’une des grandes raisons de mon non-retour en France.

Je pense que les raisons du succès du marché de l’emploi anglais tiennent en trois ingrédients:

L’expérience plutôt que les diplômes

Contrairement en France, ici, les employeurs ne s’arrêtent pas à vos qualifications. Une bonne dose de motivations et quelques expériences, même en tant que bénévole, suffisent largement pour prétendre à un poste. J’avais déjà pu en parler lors d’un article précédent mais j’ai pu réitérer l’expérience lorsque j’ai travaillé chez Lush: Pour un poste de vendeuse à mi-temps, les anglais demandent juste d’être un Lush addict quand les français demandent minimum un BTS vente et deux ans d’expérience…

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Des CDI plus fréquents

Il est beaucoup plus facile d’obtenir un CDI en Angleterre là où en France, on parle limite du saint Graal tant il est maintenant rare d’en décrocher un. Cependant, on peut être plus facilement licencié (pendant les 2 premières années, vous pouvez être licencié sans indemnités et sans justification). Je trouve cela plutôt avantageux: je n’ai jamais eu peur de quiter un emploi qui ne me convenait pas car je savais que j’en retrouverai un facilement.

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Une facilité à lancer sa propre affaire

Quant aux auto-entrepreneur, statut que j’ai eu pendant deux ans, lancé son affaire est vraiment facile et peu coûteux. On paie ses impôts selon ses recettes donc si pas de bénéfices, pas de taxes à payer! De quoi se donner envie de lancer son propre buisiness. Il y a d’autres petits détails selon les professions: par exemple, une amie pâtissière m’a expliqué qu’en France, il fallait à tout pris avoir un local à part pour cuisiner. On ne peut pas faire des gâteaux dans sa cuisine puis les vendre. En Angleterre, c’est possible et du coup ça allège les frais quand on débute.

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Le modèle anglais est loin d’être parfait (peu de soutien de la part des syndicats en cas de problème avec l’employeur, niveau de vie très élevé par rapport au salaire, pas/peu d’aide de l’état…) mais il me convient parfaitement et m’a permi de pouvoir tester plusieurs emplois avant de trouver ma voie.

 

 

 

Expatriation

La langue – Histoires Expatriées

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#HistoireExpatriée est un rendez-vous mensuel créé par une Lucie, expat en Italie. Chaque 15 du mois, des expats prennent leur plume pour écrire sur un thème commun. J’ai découvert ce rendez-vous virtuel grâce à Ophélie du blog Evil from paradize. Ce mois-ci, elles écrivent sur « La langue ». Je joins ma plume aux leurs pour cette occasion.

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Aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui, je n’ai pas toujours adoré la langue de Shakespeare!

J’ai commencé à apprendre l’anglais à l’école primaire et à l’époque je n’aimais pas du tout. Je ne voyais pas l’intérêt d’apprendre cette langue et mon prof était un véritable con (genre une fois il a soulevé un élève par le col de son pull et l’a claqué contre le tableau…). Bref, moi les exercices « Coco the clown is jongling » retrouve le « square », le « circle » et le « triangle », très peu pour moi. Arrive la 6e, je n’apprécie pas plus l’anglais que ça. C’est une matière comme une autre on va dire. Encore une fois, je ne voyais ni le charme ni l’utilité de l’anglais.

Puis, vient la 5e où j’ai une super prof, Mme D., qui en plus d’animer ses leçons les ponctue d’informations sur la culture anglaise. C’est aussi cette année que j’ai voyagé pour la première fois en Angleterre et ai pu découvrir Londres, le British Museum, Buckingham Palace, Hastings, les ruines du château de Guillaume le conquérant… je suis tombée amoureuse de ce pays et aussi de la langue. Je me suis promise à ce moment là qu’un jour je serai prof d’anglais et/ou je vivrai en Angleterre.

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Depuis cette année-là, mon amour pour l’anglais n’a cessé de grandir. Je trouvais la langue tellement simple comparée à la grammaire française. J’adorais apprendre les nouvelles règles de grammaire, traduire des phrases le plus rapidement possible et surtout décrocher les meilleures notes de ma classe en anglais. Je suis très frustrée au lycée d’être obligée de partir en Bac scientifique et de n’avoir que deux heures d’anglais par semaine (en comparaison, j’avais 5h de maths à côté!). Je suis douée à l’écrit mais comme la pratique orale et l’écoute est inexistante, je suis une bille en compréhension orale et ai un très fort accent Frenchie. Une copine me conseille d’écouter la radio BBC et les podcasts de Learning English. Cela m’aide considérablement et je ne la remercierai jamais assez pour cette découverte.

Post-bac, je ne sais pas trop quelle voie prendre et je suis une petite voix qui m’avait dit de partir en droit et de faire une section bilingue. J’ai plus d’heures d’anglais, mais pas assez à mon goût. Je refuse de passer en L2 de droit et repars à mes premières amours: je me lance dans une licence d’anglais. J’ai passé trois années géniales où j’ai pu réellement approfondir mes connaissances aussi bien littéraires, artistiques, grammaticales, phonétiques et historiques sur le pays qui me fascine tant! Mais toutefois, cela reste beaucoup à l’écrit et je pêche toujours au niveau de l’oral et de la compréhension. Je maudissais les lecteurs anglais qui venaient nous apprendre les différents accents: pour moi, ils se ressemblent tous. Je n’ai pas d’oreille musicale et je n’entends pas la mélodie de l’anglais. C’est comme ça. Heureusement, apprendre les règles de phonétique m’aident beaucoup même si cela ne fait pas de miracle non plus.

Le gros coup de pied au derrière fut lors de mon erasmus. Si les débuts ont été laborieux, j’ai pu au fil des mois comprendre les dires des étudiants et profs aux mille accents, le slang et surtout me faire comprendre sans que l’on me demande de répéter quinze fois. J’ai dû pour cela m’isoler de tout contact avec les français locaux. Avoir mon chéri anglais à mes côtés a été aussi un gros boost.

Aujourd’hui, mon anglais stagne voire diminue. Par rapport à l’université, j’utilise un vocabulaire beaucoup plus simple (bah oui, je ne parle pas de manière aussi pompeuse dans mes dissertations que dans la vie de tous les jours). et du coup j’ai l’impression d’avoir une palette de mots plus restreintes qu’avant. Parfois, cela me revient « ha oui! ça se dit comme ça! comment ai-je pu oublier? ». Ne pas utiliser un outil fait qu’on l’oublie, tout simplement… Je fais aussi plus de faute de grammaire à l’oral qu’avant, par flemme je pense et car mon chéri me comprend et ne me reprend pas donc je régresse. Il y a aussi le fait que maintenant, j’apprécie plus de lire et regarder la télé en français plutôt qu’en anglais. Ce qui pourrait être une occasion d’entretenir mon vocabulaire est juste une prise de tête: je préfère être passive et détendue dans ma langue natale.

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Bref, l’anglais et moi, c’est une grande histoire d’amour qui dure depuis maintenant 16 ans et qui n’est pas près de s’arrêter.

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Mon coin de France – Histoires Expatriées

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#HistoireExpatriée est un rendez-vous mensuel créé par une Lucie, expat en Italie. Chaque 15 du mois, des expats prennent leur plume pour écrire sur un thème commun. J’ai découvert ce rendez-vous virtuel grâce à Ophélie du blog Evil from paradize. Ce mois-ci, elles écrivent sur « Mon coin de France». Je joins ma plume et mon appareil photo aux leurs pour cette occasion.

Je n’ai encore jamais parlé de là d’où je viens, du nord de la France. Je l’ai fui il y a cinq ans mais maintenant j’ai du plaisir à le retrouver presque tous les deux mois. Je ne reviens pas dans la maison familiale dans laquelle j’ai grandi. Quand je rentre en France, je retrouve donc le nord dans son ensemble.

Derrière la maison de ma mère et mon beau-père, il y a les célèbres pavés infernaux du Paris-Roubaix. Ils mènent à un petit chemin plein de verdure que j’aime beaucoup emprunter.

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Quand je reviens en France, je ne suis pas loin de Lille. N’étant pas très porté sur la société de consommation, je m’y rends peu souvent bienque la ville a ses charmes…

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Je traîne parfois du côté du Parc du Héron quand je vais voir ma soeur.

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Ou de Roubaix pour le Pic Nic Zéro déchet.

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Il m’arrive de rendre visite à la côte d’Opale quand je prends le Ferry ou lorsque l’envie me prend de voir la mer.

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Mais mon coin de France n’est pas tant les paysages que les personnes que j’y retrouve…

 

 

 

J’ai pris le sujet au pied de la lettre « Le coin de France d’où je viens «  et non « ce qui me rappelle la France en Angleterre ». En vrai, ce qui me rappelle la France dans mon nouveau chez-moi ce sont ma bibliothèque remplie de livres en français, la playlist de chansons françaises que j’écoute en boucle, ma voiture française que je conduis actuellement, le savon de Marseille que j’utilise pour tout dans mon appartement et…c’est tout. Pas de quoi faire un article!

Hier, en me baladant sur Londres, je suis tombée par hasard sur LE quartier français de la capitale. Si au début j’ai pu sourire en voyant les boulangeries ou les magasins vendre des petits écoliers de Lu, cela m’a vite gonflé de me croire en France et de retrouver autant de personnes parlant français autour de moi, les gens bruyants au rire gras, les femmes bien habillées qui vous prennent de haut, les gens hautains avec un petit pull noué sur les épaules qui racontent combien ils sont pro-Macron et qui inculquent ça tellement à leurs gamins de 7 ans qu’ils jouent à « Moi, je suis Emmanuel, sauveur de la France » (true story)... bref, un mini Paris bobo que j’ai fui en partant de France et que je ne souhaite pas retrouver dans mon quotidien.

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Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir – Histoires Expatriées

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#HistoireExpatriée est un rendez-vous mensuel créé par une Lucie, expat en Italie. Chaque 15 du mois, des expats prennent leur plume pour écrire sur un thème commun. J’ai découvert ce rendez-vous virtuel grâce à Ophélie du blog Evil from paradize. Ce mois-ci, elles écrivent sur « Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir ». Je joins ma plume aux leurs pour cette occasion.

Après presque 5 ans de vie en Angleterre, j’aurais aimé que l’on me dise, avant de partir …

 

Il ne suffit pas d’aimer l’Angleterre pour s’intégrer

L’Angleterre, ce n’est pas que la reine et la langue anglaise. Il y a aussi toute une culture et façon de penser qui va avec. Même s’il n’y a qu’une mer qui nous sépare de la France, les Anglais sont très différents des Français. Il y a des points que j’apprécie et d’autres pas du tout. J’essaie d’en prendre et d’en laisser pour construire une meilleure version de moi-même (genre je garde la politesse des Anglais, leur ouverture d’esprit, mais je garde aussi ma franchise française).

Tu vas y rencontrer ta moitié 

Ce qui est étonnant vu comment j’ai parfois du mal avec certains traits de personnalités des anglais…Mais oui, j’ai rencontré ma moitié ici et il est anglais. Comme quoi…

Ose les jupes courtes, les piercings et les cheveux roses

Les Anglais sont tellement plus tolérants que les Français. Avant d’arriver ici, je n’aurais jamais pensé sortir en ville avec une jupe au-dessus du genou ou arboré un piercing au nez sans me coller les remarques ou regards désagréables des passants. Qu’il est doux d’être en Angleterre et d’être soi-même.

Le bio, naturel et zéro déchet, tu te le colles où je pense

Si la France est en pleine révolution Green avec des magasins en vrac ou des marques qui revendiquent une compo pas dégueu, l’Angleterre reste à la traîne (du moins dans les patelins où j’ai vécu). Cela me chagrine beaucoup, mais je ne renonce pas à mes convictions pour autant. Ce n’est pas impossible, juste un peu plus casse-tête. En revanche, niveau vêtements et livres, l’Angleterre est top pour ses ressourceries. Il y a des charity shop dans toutes les villes, pour mon plus grand bonheur. Je me rhabille presque exclusivement chez eux et leur donne mes objets quand ils ne servent plus: c’est chouette de sauver la planète!

En tant que végé, tu pourras toujours trouver autre chose que de la salade dans les resto

Il y a toujours des options végé voire vegan dans les restaurants, ce qui facilite la vie lorsque je sors. Je peux toujours m’attendre à manger des choses bonnes qui ne soient pas juste de la salade. Hourra!

S’expatrier n’est pas la solution à tous tess maux

Les gens pensent souvent que repartir de zéro dans une autre ville ou un nouveau pays aide à tourner certaines pages. Et non! Les problèmes vous suivent quoiqu’il arrive et changer de cadre n’aide qu’un temps. Un travail sur soi est toujours nécessaire pour faire le tri dans sa vie.

La vie est plus simple chez les British

Et ce, pour pleins de raisons :

  • Les magasins ouvrent tard et même le dimanche  (bon, c’est moins marrant quand tu y bosses, c’est sûr)
  • Les impôts sont prélevés à la source
  • Devenir auto-entrepreneur est tellement plus simple et avantageux
  • Les patrons en Angleterre sont beaucoup plus friendly qu’en France
  • Tout le monde dit « bonjour », « merci », « au revoir » même au conducteur de bus  (surtout au conducteur de bus)
  • Tu as un rdv à l’ophtalmo en une semaine.
  • Il n’y a pas de priorité à droite ou à gauche sur les routes!
  • Les anglais donnent facilement du travail et des CDI tant que l’on est motivé.

Et elle aussi beaucoup plus casse-pieds

Et ce, pour pleins de raisons :

  • Mon médecin de famille qui prend le temps de m’ausculter et me connaît depuis toujours comparé à mon GP qui change à chaque fois et qui ne me garde que 5 min chrono dans son cabinet.
  • La moquette partout et les robinets avec l’eau chaude d’un côté et l’eau froide de l’autre (ou les inventions du diable).
  • Les transports en commun sont hors de prix.
  • Le système éducatif de merde (on sent la blessure encore à vif, n’est-ce pas?). J’avoue, il n’y a pas que des mauvaises choses mais il y a mieux.
  • Si tu vas au-dessus de Londres, la météo est juste horrible. (je dis ça en tant qu’ancienne Nordiste! Je me doute que si tu viens de Nice, la météo anglaise est pourrie, point barre.)

 

Bref, vivre à l’étranger ce n’est pas tout rose ou tout noir comme vous pouvez le constater. Je ne regrette pas d’être partie et que l’Angleterre soit mon pays d’accueil. C’est une aventure incroyable et je peux le dire maintenant que c’est aussi mon chez moi.

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Je me marie en Angleterre!

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Ça y est: mon anglais a fait sa demande en décembre dernier pour clôturer notre année en beauté. C’est donc officiel: on va se marier!

On s’est tâté pendant un moment: mariage en France? mariage en Angleterre? On a finalement opté pour la deuxième solution. Je n’ai jamais assisté à un mariage anglais et encore moins organisé un. Je me suis dit que cela pourrait être sympa de vous partager mes péripéties à ce sujet, surtout que j’aimerais faire un mariage au maximum zéro déchet, cruelty free et mini budget. Cela ne sera pas 100% parfait mais j’aimerais essayer de respecter au maximum ces valeurs la.

 

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Je n’ai pas de date fixe pour le mariage. Pour le moment, tout ce que j’ai, c’est ma robe! Je l’ai trouvée dans une friperie en France pour 25€.  J’ai eu un gros coup de coeur pour le modèle mais je peux vous dire qu’à ce prix là, il y a un minimum de boulot à faire dessus: déjà, elle était griblée de tâches de café que nous avons fini par ravoir à l’eau froide. Ensuite, petit détail:mes épaules de rugby-man empêche de fermer ma robe. Une couturière va donc l’agrandir. Je dois juste trouver de la dentelle en plus.

J’ai l’impression de faire les choses dans le désordre, mais cela vient quand ça vient en fait. J’ai aussi déjà pu expérimenter le mécontentement de certains: ma demoiselle d’honneur m’avait prévenue que les mariages font toujours des histoires mais je ne m’attendais pas ce que cela arrive aussi vite. Par exemple, j’ai eu des réflexions genre « Un tel ne viendra pas si tu fais un mariage végétarien ». Bah, qu’il reste chez lui? Vous êtes prévenus siv ous aussi  vous comptez vous marier: il y aura toujours à redire sur vos choix! Essayons de garder en tête que cet événement est pour vous et votre moitié, pas pour faire plaisir aux invités.

To do List:

  • Visiter des salles de réceptions et en réserver une
  • Booker un rdv à la mairie pour publier les bancs
  • Créer un site web pour le mariage
  • Faire mes propres dessins pour illustrer le site/les faire-parts
  • Commencer à réfléchir à la déco/au thème
  • Trouver de la dentelle pour ma robe

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Expatriation·I was there·Les Etats-Unis

Comment travailler à Disney World?

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Je reçois souvent des messages privés me demandant la procédure à suivre pour travailler à Disney World. Je me suis dit qu’un petit article consacré à ce sujet pourrait donc en intéresser plus d’un.

Etape n°1 : l’inscription sur le site d’international services

Ce site propose de partir travailler aux états-unis pour des durées allant de 3 mois à un an selon le programme choisi. Pour ma part, j’ai opté pour travailler un été chez Mickey en Floride. Les inscriptions sont ouvertes vers octobre/novembre. Les conditions pour s’inscrire dans ce programme ne sont pas bien méchantes :

  • Avoir au moins 18 ans
  • Avoir le bac et être actuellement en études supérieures
  • Etre disponible tout l’été
  • Avoir un passeport valide
  • Avoir de solide connaissance en anglais

A noter :

*Les programmes d’un an, eux, n’exigent pas que l’on soit étudiant. De plus, il y a des départs toute l’année. A bon entendeur…

** Vous pouvez également passer par le site disney career pour postuler.

Etape n°2 : l’entretien skype

Après examen de votre candidature, vous devrez passer un entretien d’embauche via skype. L’entretien se passe en anglais. Les questions ne sont pas bien méchantes non plus, mais soyez préparés :  Il est plus facile de bidouiller une réponse dans sa langue maternelle que dans une seconde langue ! Les questions sont généralement :

  • Comment nous avez-vous connus ?
  • Que faites-vous comme études ?
  • Quelle est votre expérience professionnelle ?
  • Êtes-vous déjà allé aux USA ?
  • Avez-vous des tatouages/piercings ?
  • Êtes- vous disponible durant la totalité du séjour ?

L’entretien dure environ 15 minutes, cela passe très vite. Si votre interlocuteur est satisfait, vous recevrez un email vous convoquant aux entretiens en face à face sur Paris!

Etape 3 : l’entretien à Paris

C’est à ce moment précis que le stress commence. Vous aurez le choix entre plusieurs dates pour les entretiens (généralement, ils se déroulent en février). Une fois votre date sélectionnée, parez vous de votre plus beau tailleur ! N’oubliez pas qu’en plus d’être sur votre 31, vous devez arborer le « look disney » :

  • Pas de tatouage visible ni piercing (à l’exceptions des piercings aux oreilles pour les filles, si les boucles d’oreille restent discrètes)
  • Pas de maquillage voyant, il faut que cela reste naturel
  • Pas de coloration pour les cheveux
  • Pas de nail art
  • Les garçons doivent être rasés
  • Souriez !!! Les américains veulent voir des gens motivés!

N’oubliez pas de vous munir de votre passeport, une photo d’identité ainsi que d’une copie de votre casier judiciaire.

La matinée se déroule en deux parties :

Une partie réunion d’informations avec visionnage de vidéos faisant la promotion du programme, remise d’un petit livret sur les résidences, la liste des emplois à pourvoir, ce que vous apportera le programme ainsi que les démarches à suivre ultérieurement… J’étais au premier rang et me rappelais sans cesse « Souris Hélène, montre que tu en veux ! C’est maintenant que tout se joue ! ». L’ambiance est décontractée, le présentateur du programme pose des petites questions sur Disney avec à la clé des petits cadeaux à gagner. Je n’étais pas du tout préparée donc je n’ai rien gagné mais voici une liste de  questions pour vous faire une petite idée :

  • Combien y-a-t-il de parcs Disney et quels sont leurs noms ?
  • Combien y-a-t-il de navires de croisière Disney ? Quels sont leurs noms ?
  • Combien Disney emploie t-il de personne au total ?
  • Combien y-a-t-il de parcs Disney dans le monde et où se trouvent-ils ?
  • Quel est le dernier film Disney sorti ?
  • Le nom des chaînes de télévision Disney?
  • Le lieu du prochain parc Disney?

La deuxième partie, c’est les entretiens individuels. Vous pouvez passer juste après la présentation comme tout en fin de journée selon l’horaire que vous avez sélectionné sur leur site web. L’entretien dure de 10 à 20 minutes (cela dépend de la personne). De manière générale, ils ne mangent personne ! J’ai déjà eu plusieurs entretiens d’embauche où je suis sortie très intimidée de mon futur directeur. Ici, l’ambiance était amicale. Professionnelle mais amicale tout de même. Les questions sont très prévisibles, mais n’oubliez pas une chose : vous êtes ici pour vous vendre ! Renseignez-vous un maximum sur les emplois qui vous intéressent, déduisez-en les qualités que cela demande et mettez-les en valeur lors de cet entretien !

  • Comment êtes-vous venu jusqu’ici ?
  • Que faites-vous comme études ?
  • Pourquoi avez-vous choisi ce programme ? Qu’est-ce que cela va vous apporter ?
  • Quelle est votre expérience professionnelle ?
  • Quels postes avez-vous choisis et pourquoi ?
  • Avez-vous déjà fait de la collocation ?
  • Êtes-vous déjà allé aux Etats-Unis ?
  • Avez-vous des piercings ou tatouages ?
  • Avez-vous des questions ?

Vous obtiendrez un e mail vous notifiant de la réponse de l’examinateur une quinzaine de jour après la fin de tous les entretiens. Pour ma part je l’ai reçue après 3 semaines d’attentes donc soyez patient!

J’espère que cela vous aidera à concrétiser ce beau projet.

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Top 10 des réflexions un peu racistes sur les bords que l’on m’a sorties

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Être expat’ en Angleterre, ce n’est pas tout rose. Tu pensais que les français sont les seuls à avoir du mal à accepter le fait que des étrangers puissent venir dans leur pays de manière permanente? Je te présente les anglais!

  1. On m’a demandé pourquoi j’étais en Angleterre.  (Et pourquoi vous êtes là, vous? Je vous le demande?)
  2. On me demande quand est-ce que je retourne en France définitivement. (On t’aime bien, mais retourne chez toi quand même!)
  3. On m’a demandé quand est-ce que mon visa arriverait à expiration et que je devrais retourner en France. (Vous ne savez pas que la France fait partie de l’UE?)
  4. On m’a demandé de faire ma meilleure imitation de l’accent britannique. (et si je fais la belle, j’ai un sucre aussi).
  5. On m’a demandé si j’arrivais à m’en sortir et à compter la monnaie anglaise. (c’est pas comme si je l’utilisais tous les jours depuis 5 ans pour mes courses…).
  6. On m’a dit que je ne comprenais pas la culture anglaise et ne la comprendrais jamais car je n’ai pas été élevée en Angleterre. ( Super l’ambiance!)
  7. J’ai parfois des cours de langue anglaise venant de gens qui ne savent pas faire la distinction entre they’re/their.  (je leur dis que j’ai une licence d’anglais ou pas?)
  8. J’ai aussi des cours de civilisation britannique par des personnes qui pensent que la reine Elisabeth est célibataire ou qu’elle est la fille de la reine Victoria. (ou qui ne savent pas quand a lieu la fête nationale anglaise…)
  9. Quand il y a une erreur de faite, c’est toujours ma faute car je ne comprends pas bien l’anglais ou m’exprime mal (Genre quand je dis que je veux un rdv pour février et qu’on me le note pour mars, c’est ma faute: je prononce tellement mal mars qu’on comprend février, c’est dire!)
  10. Les gens parlent sur mon dos à juste 30cm de moi en se disant que je comprends pas ce qu’ils racontent car je suis étrangère. (Oui, c’est bien connu que l’on ne comprend plus l’anglais quand on s’éloigne de plus de 20 cm)
(NB: la plupart de ces réflexions on été faites par des gens qui en savaient un minimum sur moi donc pas de total inconnu non plus, ce qui rend la chose d’autant plus triste.)

Et vous, les expats? On vous sert quoi à longueur de journée?

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Retour chez les Roast Beef

Après un petit temps mort sur le blog, me voici de retour! Tout d’abord, un grand merci d’être venu lire ce blog avec autant de fidélité malgré mon absence. La fin 2017 ne s’est pas déroulée comme prévu (comme pas mal de choses dans ma vie, rien n’est jamais fixé à l’avance).

Un retour en France manqué

J’avais annoncé dans  Retour en Europe  que je souhaitais faire une formation (qui était une formation dans une école Montessori). J’avais la possibilité de le faire en volontariat Européen, mais cela n’a pas pu se faire: manque de clarté du projet de la part de mon futur employeur, je ne me sentais plus en confiance. J’ai essayé de trouver d’autres volontariat européen sans succès…J’ai essayé de trouver du travail plus « ordinaire » avec mon bac + 5, sans succès non plus. Une belle désillusion sur mon pays natal (pour rappel, j’étais en France pendant 6 mois tout de même!). Malgré toute la bonne volonté et l’envie du monde, rester en France en mode alloc’ n’était pas envisageable.

J’ai donc eu ce projet d’avorté, juste après le voyage en Allemagne qui ne s’est pas non plus déroulé comme prévu… Je ne me retrouvais pas dans le séjour linguistique qui m’avait été proposé, je souffrais aussi d’isolement….bref, ce n’était pas le combo idéal pour moi ! J’ai donc préféré rentrer passer le mois d’août auprès des miens et heureuse que de m’efforcer dans quelque chose qui ne me convenait pas. J’apprécie la chance que j’ai eue, je n’ai pas envie d’être ingrate, mais je pense que je n’ai tout simplement plus l’âge pour les séjours en mode colonie de vacances. J’en ai assez souffert étant ado… Voilà, le voile est levé sur ce mois d’août chaotique.

God Save the Queen

Je suis donc retournée dans mon deuxième pays, l’Angleterre, où j’ai eu des entretiens d’embauche dans la semaine où je suis rentrée! Un véritable contraste par rapport à la France. Il faut dire que chez les British, on s’en carre de la cohérence entre ton job et tes diplômes: du moment que tu es motivé et que tu as un peu d’expérience (même en volontariat), c’est bingo !

J’ai eu une petite période flottement où je me suis demandée ce que j’allais faire de mes 10 doigts. J’ai enseigné brièvement le français dans une école primaire bilingue en parallèle à un autre travail qui maintenant retient toute mon énergie, ma joie et qui n’est pas en rapport avec l’enseignement. Dieu que cela fait du bien d’avoir une atmosphère de travail positive et saine.

Je consacre le reste de mon temps aux choses que j’aime: le yoga, la méditation, le dessin, faire des tutos écolos, me balader, m’occuper de mon hamster… Je pense me trouver un projet à côté de mon taff mais je me cherche encore.

Trouble is a friend of mine

Malgré ce super nouveau départ, j’ai eu une phase de rechute et dépression est revenue toquer à ma porte. Je pense que dire au revoir à ma carrière de prof à temps plein, le changement de vie radical entre le voyage au Japon et le train-train du quotidien, le fait d’être seule dans une nouvelle ville a été un bouillon de culture idéale pour une petite déprime. Je ne dis pas, j’ai bien su réagir et ce n’était rien comparé à ce que j’ai eu en 2016! Si un jour vous avez un gros coup de mou en Angleterre, Talking Therapy et The Samaritans sont les meilleures assos vers qui se tourner (car si vous attendez après votre docteur…).

La suite?

Je ne m’appellerais pas Travelling Petit Pain si je ne voyageais pas un minimum. 2018 ne fera pas exception: je compte m’envoler pour le sud de l’Europe pour les 50 ans de ma maman au printemps et je m’envole en Indonésie cet été!

Mes aspirations en ce moment sont de faire une retraite de yoga, visiter le temple bouddhiste à 2h de chez moi, continuer le dessin, rentrer en France autant de fois que j’en ai envie, lire pleins de livres, perfectionner mon Reiki, ne pas oublier le japonais, me faire des amis dans ma nouvelle ville, reprendre en main le blog… bref, pleins de projets!

Le blog reprend donc, d’une manière différente. Je me cherchais beaucoup depuis mon article évoquant mes doutes face à l’écriture,  et j’apprends depuis à lâcher prise. En espérant que cette nouvelle envolée vous plaise.

Prenez soin de vous

 

Expatriation·Sytème D

A Rachel

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Depuis que j’ai emménagé dans ma nouvelle ville d’Angleterre, j’ai pris réellement conscience de l’étendue de la misère qui règne chez nous. J’ai de la chance/ chaque soir je rentre dans mon chez-moi, au chaud et j’ai un bon lit et à manger qui m’attend. Cette chance, aussi basique soit-elle, n’est pas celle de tous.

Quand je rentre du travail, je croise facilement une petite dizaine de sans-abris dormant dehors par des températures négatives. Bien avant d’habiter ici, j’ai toujours donné les quelques pièces qui traînaient dans ma poche… Puis, en regardant un reportage sur des personnes aidant les SDF, je me suis rendue-compte que vider mes poches comme pour soulager ma conscience n’était pas assez. Je ne pouvais pas donner des pièces à des êtres humains sans m’arrêter pour leur parler. Alors, maintenant, je m’arrête, je prends le temps. Je demande à ces personnes comment ils vont, leurs noms, s’ils ont mangé ou non (dans ce cas, souvent je troque les pièces contre un repas chaud). On se rend vite compte en discutant que le cliché du SDF alcoolique ou junkie n’est pas toujours la réalité.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Rachel, une jeune femme de même pas 30 ans. Elle habite dans la rue depuis août 2017, mise à la porte de son logement HLM car elle n’entrait pas dans les critères prioritaires (pas enceinte, pas d’enfants, célibataire…). Rachel ne boit pas et ne fume pas. Rachel n’a plus ses parents et aimerait trouver un emploi. Seulement, trouver un emploi sans logement n’est pas facile pour elle… Elle essaie chaque jour de réunir une trentaine de livres pour se payer un air bnb. Cet argent ne comprend même pas ses repas… Quand elle n’a pas d’argent, elle dort dans un parking. La police peut la déloger s’il y a déjà « trop » de SDF dans le même coin. Mon compagnon a recroisé Rachel il y a quelques jours: des junkies lui avait volé son sac de couchage…

Je n’ai pas vu Rachel depuis deux semaines. Entre-deux, je lui ai concocté une petite trousse sur une idée de Coralie.

A 0:58 min

Dans sa trousse, j’y ai mis tout mon coeur mais aussi :

  • des pansements
  • du doliprane
  • du dentifrice
  • du shampoing solide
  • un savon
  • un gel douche
  • une crème pour les mains
  • un baume à lèvres
  • une fourchette en bois
  • une serviette en tissus
  • une serviette de toilette

Cela ne m’a pas coûté, j’ai pris des choses que j’avais chez moi et que je n’utilisais pas. J’emporte cette trousse chaque jour dans mon sac dans l’espoir de revoir Rachel et de  la lui donner. Pour le moment, je n’ai pas encore eu de chance. Du coup, dès que je trouve un petit quelque-chose, j’en profite pour compléter et agrandir cette petite trousse.

Je n’écris pas cet article pour me jeter des fleurs: je ne raconte jamais ce que je fais pour les autres. Quand je fais un geste, je ne cherche aucun merci ni aucune approbation. Je n’ai pas non plus écrit cet article pour culpabiliser quiconque. Mais si ce récit peut vous inspirer et faire une différence, cela me ferait chaud au coeur.

Prenez soin de vous et passez le relais.